Berlin : Mettre fin au combat, préalable au lancement d'un processus politique en Syrie

Selon les déclarations du porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, lundi

AA/Berlin/Hossam Sadek

Le porte-parole du gouvernement allemand, Steffen Seibert, a déclaré, lundi, que le lancement d'un processus politique en Syrie nécessite en premier lieu l'instauration de la paix et la fin de la violence.

Lors d'une conférence de presse tenue lundi à Berlin, Seibert a déclaré: "Mettre fin au combat et instaurer la paix est une condition préalable pour le lancement d'un processus politique en Syrie".

"Le processus politique doit inclure toutes les parties. On ne peut imaginer une solution permanente de la crise syrienne en présence de (Bachar) al-Assad", a-t-il ajouté.

"La position du gouvernement allemand à l'égard d'al-Assad est claire dès le début. Il montre chaque jour la brutalité dont il est capable", a-t-il poursuivi.

"Cependant, al-Assad est encore président de la Syrie et il a pu contrôler de grandes parties du pays", a-t-il renchéri.

Quant à la non-participation de Berlin à la frappe militaire ayant ciblé, samedi dernier, des positions du Régime syrien, Seibert a répondu: "Personne n'a demandé de l'Allemagne de participer à l'opération militaire".

Il a expliqué que son pays est actif sur le plan international sur plusieurs fronts, notant que Berlin participe aux forces de maintien de la paix au Mali et en Afghanistan.

Et Seibert d'ajouter: "Ce n'est pas la première fois que l'Allemagne soutient une opération militaire menée par ses alliés sans y participer".

Plus tôt dans la journée de lundi, le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas, a indiqué que son pays, en coopération avec Paris, opte pour une solution politique de la crise syrienne, écartant le fait qu'al-Assad soit une partie de la solution.

La Chancelière allemande, Angela Merkel, s'était contentée, samedi, d'annoncer le soutien de son pays à l'opération militaire tripartite en Syrie, un jour après que l'armée allemande ait annoncé qu'elle ne participera à aucune frappe militaire là-bas.

Washington, Paris et Londres avaient annoncé, samedi dernier, une frappe militaire tripartite sur des cibles appartenant au Régime syrien.

La frappe est intervenue en réponse à l'attaque chimique, menée samedi dernier par le Régime syrien contre la ville de Douma, dans la Ghouta orientale, dans le Rif de Damas et qui avait fait au moins 78 morts parmi les civils, ainsi que des centaines de blessés.

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