Cameroun/crise anglophone :30 éléments des forces de sécurité tués en quatre mois

Le dernier assassinat a eu lieu dans la nuit de jeudi à vendredi 9 février dans la région anglophone du Nord-ouest.

AA/Cameroun/Peter Kum

Au moins 30 éléments des forces camerounaises ont trouvé la mort durant les quatre derniers mois, dans les deux régions anglophones du pays ( Nord-ouest et sud-ouest) , a appris Anadolu, vendredi, auprès du Chef d’état-major de l’armée camerounaise, le Général René Claude Meka.

" Les assassinats visant nos forces armées ( policiers, gendarmes et militaires) ont commencé en octobre 2017 lorsque nous avons lancé une offensive contre le groupe séparatiste", a rappelé Meka, annonçant qu'un militaire a été tué par les rebelles séparatistes dans la nuit de jeudi à vendredi à Bamenda, chef lieu de la région du Nord-ouest.

Meka souligne, en outre que l'offensive conduite par l'armée a poussé les activistes à se replier au Nigéria voisin où ils se sont ralliés au groupe séparatiste du Biafra ( région qui partage des frontières avec les celles anglophones).

Une alliance qui a rendu la tâche des forces camerounaise encore plus difficile.

"Depuis leur ralliement au groupe nigérian, les rebelles camerounais reviennent de temps en temps pour attaquer nos forces", a indiqué Meka, ajoutant que les séparatistes utilisent désormais des équipements de guerre de plus en plus sophistiqués.

Il cite, notamment, l'attaque menée le 1er février dernier par les rebelles anglophones contre une brigade de la gendarmerie dans le Sud-Ouest, la première où ils ont utilisé un Pickup équipé d'une mitrailleuse.

Cependant et en dépit des attaques ciblées contre les forces camerounaises, l'armée "tient le coup et contrôle la situation sur le terrain", affirme le Général René Claude Meka.

Si les autorités n'ont encore livré aucun bilan des civils tombés en marge de la crise anglophone Réseau des Droits de l’Homme pour l’Afrique Centrale (REDHAC) annonçait en novembre dernier ( soit deux mois seulement après la proclamation symbolique de l'Etat d'Ambazonie ( anglophone), que plus de 200 civils ont été tués dans les deux régions anglophones.

La crise anglophone s'est déclenchée en octobre 2016 par un mouvement d’humeur des avocats des régions anglophones. Ces derniers décriaient la marginalisation des anglophones. Leur grève a été suivi par celle des enseignants et des étudiants anglophones.

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