Cavusoglu: "L'attaque chimique à Douma a eu lieu après le sommet d'Ankara" (Lead)

Le ministre turc des Affaires Etrangères a ainsi répondu aux déclarations de Macron qui affirmait avoir renoncé à participer au sommet tripartite Turquie-Russie-Iran sur la Syrie à cause de l'intensification des attaques chimiques dans la Ghouta Orientale.

AA - Ankara - Tuncay Çakmak

Le ministre turc des Affaires Etrangères, Mevlut Cavusoglu, a réagi aux déclarations du président français Emmanuel Macron qui a affirmé qu’il avait renoncé à participer au sommet Tripartite d’Ankara sur la Syrie en raison de la multiplication des attaques chimiques dans la Ghouta Orientale.

Cavusoglu a reçu, lundi, le Secrétaire Général de l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), Jens Stoltenberg, en visite officielle à Ankara depuis dimanche soir.

Tous deux ont tenu une conférence de presse conjointe, après leur entretien sur la lutte contre le terrorisme, la Syrie et l’opération Rameau d’olivier.

Le Chef de la diplomatie turque a d’abord souhaité réagir aux propos du président français Emmanuel Macron.

Dans une interview télévisée réalisée dimanche soir, Macron avait affirmé avoir renoncé à participer au sommet tripartite Turquie-Russie-Iran sur la Syrie, tenu au début du mois à Ankara, à cause de "l’intensification des attaques chimiques contre la Ghouta Orientale".

"Les déclarations de Macron ont été contredites par divers pays. Nous attendons de sa part des déclarations plus sérieuses. Il a fait savoir avant le sommet qu’il souhaitait y participer. Notre Président de la République a alors appelé ses homologues russe et iranien. La Russie ne s’y est pas opposée, mais l’Iran a préféré que cela se fasse lors d’un prochain sommet 3+1", a-t-il expliqué.

"Ces développements sont arrivés avant l’attaque chimique sur la Ghouta Orientale. Il n’y aucun lien. Il (Macron) n’a pas participé au sommet parce qu’il n’a pas été accepté. Il est inutile d’essayer de cacher la vérité, il est dommage de devoir être obligé de faire de telles déclarations", a-t-il ajouté.

Le ministre turc a également évoqué la question des tensions récentes en Mer Egée avec la Grèce.

"La Grèce est notre voisin. Nous voulons développer toute sorte de bonnes relations. Mais nous devons ensemble faire des efforts pour rester dans un agenda positif. Dernièrement, quand un avion grec s’est écrasé, notre Premier ministre a appelé Monsieur Tsipras pour présenter les condoléances de la Turquie", a-t-il déclaré.

"Mais avons-nous des points de divergence ? oui. Nous continuons à discuter. Le statut de certains îlots en Mer Egée est à définir. En attendant, il faut éviter toute provocation. Le ministre grec de la Défense aime le populisme, il vient d'un parti d'extrême droite. Son insolence ne doit pas atteindre des niveaux qui endommageraient les relations entre nos deux pays", a-t-il prévenu.

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