Celik : Certains politiciens européens souhaitent ressusciter la politique de "guerre froide"

Dans une série de tweets, le ministre turc chargé des Affaires de l’Union européenne (UE), Omer Celik a réagit aux propos hostiles à la Turquie tenus par des politiciens européens.

AA - Ankara - Ayvaz Colakoglu

Le ministre turc chargé des Affaires de l’Union européenne (UE), Omer Celik a fustigé les politiciens français, grecs et autrichiens à l'origine d'analyses hostiles envers la Turquie.

Celik a partagé mardi depuis son compte Twitter, plusieurs messages à l'attention de politiciens de certains pays européens auteurs de propos visant la Turquie.

"Une Union Européenne qui considère la Turquie comme un concurrent, tombera dans le piège de ceux qui souhaitent ressusciter la politique de 'guerre froide' dans les Balkans et les années 90" a t-il écrit.

Il a précisé avoir dit au Premier ministre grec, Aléxis Tsípras, "la provocation et l'agressivité ne sont pas des signes de puissance" avant d'ajouter que cette phrase, le ministre grec de la Défense devait l'entendre, l'apprendre par coeur et se le répéter chaque jour.

Rappelant les propos du ministre autrichien chargé des Affaires de l'Union Européenne, Gernot Blümel, qui avait demandé l'arrêt des négociations d'adhésion avec la Turquie, Celik a déclaré, "Ce n'est pas une approche nouvelle. En Europe, tous les xénophobes, ceux opposés à l'UE, aux réfugiés et les ennemis de l'Islam, le répètent chaque jour."

Concernant les déclarations du président français, Emmanuel Macron, qui avait affirmé ne pas souhaiter voir la Turquie et les Balkans se tourner vers la Russie, le ministre turc a écrit :

"Cette approche revient à s'obstiner dans le déni de l'histoire des Balkans et la nécessité d'en tirer des leçons. La Turquie a toujours privilégié une perspective de stabilité et de paix dans les Balkans. Placer la Turquie et l'EU dans des camps opposés concernant les Balkans, serait une grosse erreur. Tous ceux qui souhaitent la stabilité et la paix dans les Balkans doivent considérer la Turquie comme l'un de leurs plus proches partenaires. Une approche contraire serait affligeante.

Adjoindre à la Turquie une position contraire au sujet des Balkans serait une perte pour l'UE. La Turquie est l'acteur clé de la stabilité et de la paix dans les Balkans. Au sujet des Balkans, l'UE doit considérer la Turquie comme un partenaire. Une UE qui considère la Turquie comme un concurrent, tombera dans le piège de ceux qui souhaitent ressusciter la politique de 'guerre froide' dans les Balkans et les années 90" a t-il fustigé.

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