Erdogan dénonce des tentatives de faire de Jérusalem la victime d'un fait accompli unilatéral

Un message du président turc lu par le ministre de la Jeunesse et des Sports, Osman Aşkın Bak, lors de la cérémonie de clôture de la conférence "Jérusalem capitale de la jeunesse islamique en 2018", organisée à Ramallah.

AA/Ramallah / Assa'ad Fourat

Il y a des tentatives de faire de Jérusalem la victime d'un acte unilatéral qui viole le droit international. C'est ce que le président truc Recep Tayyip Erdogan a avancé, en référence à la décision américaine de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

Le message du président Erdogan a été lu par le ministre turc de la Jeunesse et des Sports, Osman Aşkın Bak lors de la cérémonie de clôture de la conférence "Jérusalem capitale de la jeunesse islamique en 2018" organisée au siège de l'Autorité palestinienne à Ramallah dans le centre de la Cisjordanie occupée.

"Il y a des efforts menés pour faire de Jérusalem, la ville sainte, symbole de paix, de stabilité et de cohabitation pendant des siècles, la victime d'un acte unilatéral qui viole le droit international", a déclaré Erdogan dans sa lettre.

Et d'ajouter : "Nous traversons une période difficile durant laquelle les attaques contre le statu quo de la ville de Jérusalem ne cessent de croitre".

Le président turc a affirmé que la décision de l'administration américaine (reconnaissance de Jérusalem comme capitale d'Israël) a suscité l'ire et des musulmans et des chrétiens.

"Faisant partie du monde musulman, nous avons manifesté notre réaction au plus haut niveau à travers l'organisation d'un sommet extraordinaire de l'Organisation de la Coopération Islamique (OCI) à Istanbul le 13 décembre 2017", a-t-il affirmé.

Et de poursuivre : "Nous avons également souligné que la décision de l'administration américaine est illégale, que le monde musulman ne l'a jamais reconnue et nous avons annoncé au monde entier que Jérusalem est la capitale de la Palestine".

Erdogan a souligné l'importance de soutenir le statu quo de Jérusalem pour préserver la paix et la stabilité dans la région durant cette phase sensible.

Le président turc a également évoqué, dans sa lettre, l'importance de déclarer Jérusalem capitale de la Jeunesse islamique en 2018.

Il a salué le choix de l'Organisation de coopération islamique et l'organisation de cet événement, le considérant comme un "pas judicieux", selon la même source.

"Je salue chaleureusement le chef de l'Etat palestinien, mon frère Mahmoud Abbas, et tout le peuple palestinien, la jeunesse de Jérusalem et les amis de Jérusalem", a-t-il conclu.

Le président palestinien, Mahmoud abbas, a de son côté, réitéré, dans son discours, le rejet de la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale d'Israël.

"Ici, nous sommes les décideurs et rien ne peut nous être imposé. Les Etats-Unis ne jouent plus leur rôle de médiateur dans les négociations de paix", a déclaré Abbas.

La conférence "Jérusalem, capitale de la jeunesse islamique en 2018" a été lancée, mardi, en présence d'une vingtaine de ministres des pays membres de l'Organisation de la Coopération Islamique et des délégations de haut rang venues de trente pays.

L'Organisation de la coopération islamique (OCI) a déclaré, l'année dernière à Istanbul en Turquie, la ville de Jérusalem occupée "capitale de la jeunesse islamique pour l'année 2018".

Chaque année, on désigne une capitale de la jeunesse islamique pour promouvoir le dialogue entre les jeunes de différents pays musulmans.

Il convient de rappeler que le 6 décembre 2017, le président américain, Donald Trump, a reconnu, officiellement, Jérusalem comme capitale d'Israël.

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