Frappes en Syrie : Le PM français s'explique devant l’Assemblée nationale

«Notre ennemi n'est pas la Syrie, notre ennemi, c'est Daech", a défendu Edouard Philippe, Premier ministre français.

AA / France / Fawzia Azzouz

Le Premier ministre français Edouard Philippe a expliqué face à l’Assemblée nationale que les frappes menées en Syrie, samedi à l’aube, étaient «un message ferme, un message clair et un message fort», adressé au régime de Bachar Al-Assad.

Le chef du gouvernement s’exprimait lundi soir devant les parlementaires pour justifier les frappes menées par la France, les États-Unis et le Royaume-Uni samedi à l’aube contre des sites présumés de fabrication d’armes chimiques du régime syrien.

"Notre ennemi n'est pas la Syrie, notre ennemi, c'est Daech (...) Mais notre politique restera vaine si une arme de terreur entretenait la barbarie et contredisait toutes les règles que se donnent les humains. Avec les armes chimiques, c'est la raison et la civilisation qui vacillent durablement", a défendu Edouard Philippe.

Face aux parlementaires français, le chef du gouvernement a rappelé qu'«en mai 2017, le président de la République avait très précisément défini la ligne rouge : une attaque chimique avérée, attribuable aux forces armées syriennes, avec des conséquences létales, entraînerait une riposte immédiate».

Il avait précisé aussi que «Cette intervention n'est pas le prélude à une guerre. Nous ne voulons pas renoncer à une solution politique».

Pour Edouard Philippe, l’intervention de samedi a permis d’envoyer «un message ferme, un message clair et un message fort» au régime syrien.

Les frappes françaises n’ont toutefois pas fait l’unanimité au sein de l’Assemblée Nationale.

La députée du Front National, Marine Le Pen, a estimé qu'«Emmanuel Macron a violé le droit international», considérant qu’il «a engagé la France dans la voie de la soumission» aux Américains.

Jean-Luc Mélenchon, ex-candidat à l’élection présidentielle et actuel député de la France Insoumise a, pour sa part, reproché au gouvernement d’être «intervenu sans mandat de l'ONU, sans aucun allié de l'Union européenne, sans objectif politique précis, sans objectif militaire probant».

Pour rappel, les frappes menées en syrie par les forces tripartites conjointes n’ont pas été soumises à un vote des parlementaires français.

L’article 35 de la constitution française exige juste que le gouvernement «informe le Parlement de sa décision de faire intervenir les forces armées à l’étranger, au plus tard trois jours après le début de l’intervention».

Ces frappes sont intervenues, selon les trois pays alliés, en riposte à l’usage d’armes chimiques par le régime syrien à Douma dans la Ghouta Orientale et qui ont fait 78 morts et des centaines de blessés le 7 avril dernier, selon les casques blancs.

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