Génocide rwandais : L’ONU appelle à empêcher la reproduction «de telles atrocités»

Génocide rwandais : L’ONU appelle à empêcher la reproduction «de telles atrocités»

AA/Bujumbura/Jean Bosco

A l'occasion de la «commémoration de la Journée internationale de réflexion sur le génocide des Tutsis au Rwanda en 1994 » qui s'est tenue vendredi au siège des Nations Unies à New York, le Secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, a appelé à ce que plus jamais aucun génocide ne se reproduise dans le monde.

Appelé aussi génocide des tutsis (ethnie minoritaire) du Rwanda, le génocide rwandais a été commis au Rwanda du 7 avril à juillet 1994.

L'ONU estime qu'environ 800 000 Rwandais, en majorité tutsis, ont perdu la vie durant ces trois mois. C’est le génocide le plus rapide et le plus meurtrier de l'histoire.

«Unissons-nous aujourd'hui pour renouveler notre détermination à empêcher que de telles atrocités ne se reproduisent. Et inspirons-nous aussi des survivants, y compris les milliers de femmes qui ont été violées et qui ont eu des enfants», a déclaré Guterres, dans un discours relayé par le site officiel de l’ONU.

«Le Rwanda a appris des événements de 1994. Et la communauté internationale doit faire la même chose», a-t-il ajouté, rappelant que « les Etats ont la responsabilité fondamentale de protéger leur peuple contre le génocide et les autres violations graves des droits de l'homme».

Le chef de l’ONU s’est dit profondément préoccupé par la montée du racisme, du discours de haine et de la xénophobie à travers le monde, citant en particulier la situation des Musulmans Rohingyas au Myanmar, «qui ont été tués, torturés, violés, brûlés vifs et humiliés».

La prévention du génocide, des crimes contre l'humanité et d'autres violations graves du droit international est une responsabilité partagée. « C'est un devoir fondamental des Nations Unies », a-t-il déclaré.

Il est à rappeler que l’ONU célèbre cette année le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l'homme et de la Convention pour la prévention et la répression du crime de génocide.

Quelque 45 États membres de l'ONU doivent encore adhérer à la Convention sur le génocide. « La ratifier est une obligation morale », a déclaré M. Guterres.

« Aujourd'hui, j'appelle tous les États membres qui ne l'ont pas encore fait à devenir parties à la Convention sur le génocide d'ici le 9 décembre prochain, date à laquelle nous commémorerons le 70e anniversaire de son adoption. Et j'appelle tous les États à soutenir leurs engagements par des actions. Pour sauver les gens à risque, nous devons aller au-delà des mots », a-t-il ajouté.

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