Guinée équatoriale : nouvelle composition gouvernementale

L'équipe gouvernementale, composée de 28 membres, compte plusieurs proches parents du président Obiang Nguema, dont un de ses fils

AA / Malabo / Fabien Essiane

Le chef de l'Etat équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema a nommé, mercredi, un nouveau gouvernement, a appris le correspondant d’Anadolu, selon un décret lu à la télévision d'Etat, la TVGE.

La nouvelle composition gouvernementale se compose de 28 membres, 25 ministres et trois vice-premiers ministres, dont des proches parents du Président.

Gabriel Mbega Obiang Lima, fils du président équato-guinéen, conserve ainsi le ministère stratégique des Mines et des hydrocarbures, tandis qu’Antonio Obiang Mba Nguema Mikue, frère du Président, est désigné ministre de la Sécurité présidentielle.

Trois ministères fusionnent en un, donnant naissance à un super ministère de l’Education, de l’enseignement supérieur et des sports et sera dirigé par le nouvel entrant Jesus Engonga Ndong.

Il remplace à ce poste le très populaire Candido Nsue Okomo qui n’aura mis que sept mois à ce poste après les tumultes connus dans ce ministère l’an dernier.

Plusieurs ministères disparaissent et seules deux femmes figurent dans la nouvelle équipe, la première aux Affaires sociales, Maria Consuelo Ngue Oyana et, l’autre, à la Pêche et ressources hydriques, Adoracion Salas Chonco.

Le président équato-guinéen avait déjà procédé, lundi, à la désignation du Premier ministre Francisco Pascual Obama Asue (qui conserve son poste) et de trois vices premiers ministres, respectivement en charge du secteur Politique et de la démocratie, des Affaires juridiques auprès de la présidence et du Parlement et des droits de l’homme.

Ce remaniement, intervient suite à la démission habituelle du gouvernement après les élections.

Le 12 novembre 2017, le parti démocratique de Guinée équatoriale avait raflé 99 sièges sur les 100 de la Chambre des députés, outre les 70 sièges du Sénat.

Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, 75 ans, est au pouvoir depuis 1979 suite à un coup d'Etat.

Le régime est régulièrement dénoncé par les organisations de défense des droits de l'Homme pour sa répression des opposants, des organisations indépendantes de la société civile et des médias, ainsi que pour l'ampleur de la corruption.

Le 27 décembre 2017 une tentative de coup d’Etat contre le régime de Malabo a été déjouée. Des mercenaires de différentes nationalités ont été arrêtées sur les frontières avec le Cameroun.

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