Guterres condamne l’utilisation d’armes chimiques à Idleb et appelle à une trêve d’un mois en Syrie (Lead)

Il a appelé le Conseil de Sécurité «à la nécessité d'agir pour demander des comptes à ceux qui sont impliqués dans l'utilisation et la détention d'armes chimiques»

AA/New York/Tarek Mohamed

Le Secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, Antonio Guterres, a fermement condamné, mardi, les rapports sur l’utilisation d’armes chimiques en Syrie, en particulier à Idleb (nord-ouest) appelant à la responsabilisation des parties impliquées dans l’utilisation de ces armes.

Guterres a appelé à «une trêve humanitaire d’un mois pour que les organisations humanitaires puissent acheminer les aides dans toutes les régions syriennes ».

C’est ce qui ressort de la conférence de presse tenue mardi par son porte-parole adjoint, Farhan Haq, au siège de l’organisation internationale à Ne York.

Hier lundi, le Régime syrien avait mené une attaque au gaz de chlore sur la localité de Saraqib contrôlée par l’opposition à Idleb, causant 7 cas d’asphyxie parmi les civils.

Farhan Haq a déclaré que «le Secrétaire général condamne fermement toute utilisation d’armes chimiques en Syrie, en particulier dans la province d’Idelb et appelle le Conseil de Sécurité à la nécessité d’agir pour demander des comptes aux parties impliquées dans l’utilisation de ces armes et de les tenir pour responsables ».

Quant à l’appel lancé par un responsable onusien pour imposer une trêve humanitaire d’au moins un mois en Syrie dans le but d’acheminer les aides humanitaires aux civils dans tout le pays, le porte-parole adjoint a répondu : «le Secrétaire général se joint à la demande des responsables de secours et appelle à une trêve humanitaire d’un mois pour que les organisations humanitaires puissent acheminer leurs aides aux civils dans toutes les régions syriennes ».

Plus tôt dans la journée de mardi, le porte-parole du bureau pour la coordination des affaires humanitaires de l'ONU, Jens Lärke, avait appelé, lors d’une conférence de presse tenue à Genève, les parties syriennes à annoncer une trêve urgente d’un mois au moins dans toutes les régions du pays.

Lärke a indiqué qu’il faut cesser les affrontements pendant un mois au moins afin d’acheminer les aides humanitaires aux civils, en particulier à ceux qui vivent dans les zones assiégées dans la Ghouta orientale et dans les localités de Kafrya et à al-Fouaa dans la province d’Idleb.

Il a souligné que plusieurs civils dans la ville de Raqqa dans le nord de ma Syrie ont été tués en raison des bombes qui n’avaient pas explosé lors de la libération de la ville de l’emprise de l'organisation terroriste Daech.

La Ghouta orientale fait partie des zones de désescalade convenues lors des pourparlers d'Astana en 2017. Dernier bastion de l'opposition dans les environs de la capitale, elle est assiégée par les forces du régime depuis 2012.

Elle vit également, depuis des mois, sous les bombardements aériens et terrestres continus des forces du Régime.

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