Kalin appelle la communauté internationale à l'unité après les frappes en Syrie (lead)

"Il aurait été impensable de laisser le régime syrien – qui aurait mené une attaque chimique à Douma le 7 avril - sans réponse. Ceux qui sont responsables de cette attaque haineuse devraient en payer le prix ", a estimé le porte-parole de la Présidence turque

AA / Ankara / Ilkay Guder

Le porte-parole de la Présidence turque, Ibrahim Kalin, a appelé samedi la communauté internationale à s'unir, affirmant qu'il aurait été "impensable de laisser le régime syrien sans réponse" après son attaque chimique présumée en Douma, en Syrie.

Les remarques d'Ibrahim Kalin interviennent à la suite des frappes conjointes menées par les États-Unis, le Royaume-Uni et la France contre les prétendues installations d'armes chimiques du régime d'al-Assad en Syrie.

Dans une déclaration écrite, Kalin a insisté sur le fait que "l'utilisation d'armes chimiques était une violation du droit international et un crime contre l'humanité" .

"Il aurait été impensable de laisser le régime syrien – qui aurait mené une attaque chimique à Douma le 7 avril - sans réponse. Ceux qui sont responsables de cette attaque haineuse devraient en payer le prix ", a ajouté Kalin.

Appelant la communauté internationale à s'unir afin d'empêcher de telles attaques chimiques à l'avenir, le porte-parole présidentiel a estimé que "les efforts visant à détruire uniquement les armes chimiques ne suffiraient pas à mettre fin à l'instabilité dans la région.

Au-delà de la destruction de l’arsenal chimique d’al-Assad, l'objectif devrait être de mettre fin à la guerre en Syrie, a estimé Kalin, pour qui la prévention de tous les massacres perpétrés à l'aide d'armes classiques et chimiques dépend absolument d'une solution politique en Syrie.

"Dans ce cadre, nous invitons la communauté internationale à mettre en place une stratégie politique globale, qui mettra fin aux massacres provoquées par toutes les armes chimiques et conventionnelles", a lancé Kalin.

Le président américain, Donald Trump, avait ordonné, dans un discours télévisé diffusé samedi, de mener une attaque militaire contre des cibles militaires du régime de Bachar al-Assad.

Theresa May, Premier ministre britannique, avait, pour sa part, indiqué qu’il n’y avait pas d’autre alternative pour sanctionner le régime syrien.

Le président français, Emmanuel Macron, avait ordonné aux forces armées de son pays d’intervenir dans le cadre d’une opération internationale menée en coalition avec les Etats-Unis d’Amérique et le Royaume-Uni et dirigée contre l’arsenal chimique clandestin du régime syrien, selon un communiqué de l’Elysée.

Au moins 78 civils avaient été tués et des centaines d’autres blessés, samedi dernier, dans une attaque chimique lancée par le régime syrien sur Douma, dernier bastion de l’opposition dans la Ghouta orientale de Damas, selon les Casques blancs.

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