Le HCR soutient le droit des Rohingyas à la citoyenneté et au retour volontaire (Lead)

Le HCR soutient le droit des Rohingyas à la citoyenneté et au retour volontaire (Lead)

AA/New York / Mohamed Tarek

Le Haut Commissaire des Nations unies pour les réfugiés (HCR), Filippo Grandi, a annoncé, mardi, son soutien aux musulmans Rohingyas, et leur droit à la citoyenneté et au retour volontaire et en toute sécurité à l'Etat d'Arakan dans l'ouest du Myanmar.

"Je soutiens le droit des musulmans Rohingyas au retour volontaire et en toute sécurité à l'Etat d'Arakan ainsi que leur droit à l'obtention d'un statut juridique et de la nationalité", a déclaré Grandi lors de la session en cours du Conseil de sécurité de l'ONU sur la crise des Rohingyas.

Le Haut Commissaire a appelé le Conseil de sécurité de l'ONU à se mobiliser pour "mettre un terme au cycle dévastateur et itératif de violence, de migration et d'absence de nationalité auquel font face les Rohingyas au Myanmar".

Grandi a souligné que les camps des réfugiés Rohingyas au Bangladesh "sont devenus les plus grands camps de réfugiés dans le monde". "Je vous invite donc à agir aujourd'hui pour mettre fin à ce cycle horrifiant de violence, de migration et d'absence d'état auquel font face les Rohingyas", a-t-il ajouté.

Il a également noté "la nécessité d'engager le Haut Commissariat de l'ONU pour les réfugiés (HCR), en plus des autorités du Myanmar, dans le processus de rapatriement des plus de 650 mille réfugiés Rohingyas ayant fui l'Etat d'Arakan depuis le 25 août dernier".

"Nous devons obtenir (le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés) un accès immédiat à l'Etat d'Arakan pour examiner la situation humanitaire sur le terrain et soutenir le retour des migrants intérieurs dont le nombre s'élève à plus de 120 mille", a-t-il signalé.

Durant cette réunion convoquée par les huit Etats-membres du Conseil de sécurité de l'ONU, Grandi a ajouté qu'il prévoit "de grandes vagues de migration parmi les réfugiés Rohingyas en mars, avec le début de la mousson".

Il a ajouté que "plus de 100.000 réfugiés Rohingyas au Bangladesh vivent dans des zones inondables et exposées aux risques de glissements de terrain et que plusieurs réfugiés doivent être relocalisés".

Grandi a noté que 1500 réfugiés supplémentaires ont fui leurs domiciles en février.

Environ un million de musulmans Rohingyas vivent dans l'État d'Arakan et sont dépourvus de nationalité en vertu d'une loi promulguée par le Myanmar en 1982. Les Rohingyas ont subi une série de massacres et de migration forcée devenant ainsi pour une minorité opprimée au sein d'une majorité bouddhiste et de gouvernements partiaux.

Le Myanmar considère les musulmans Rohingyas "des migrants illégaux du Bangladesh", alors qu'ils sont classés, par les Nations Unies, comme "la minorité religieuse la plus persécutée au monde".

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