Liban/Législatives: Les familles des disparus de la guerre civile appellent au boycott

Pour inciter les députés à adopter une loi garantissant la recherche des personnes portées disparues.

AA/ Beyrouth/ Rabii Damaj

Les familles des personnes portées disparues dans la Guerre civile libanaise ont appelé, vendredi, à boycotter les prochaines Législatives pour inciter les candidats à s'engager par écrit à adopter un projet de loi garantissant la recherche de leurs proches.

Cette demande a été exprimée lors d’une manifestation organisée, vendredi à Beyrouth, à laquelle ont participé les familles des personnes portées disparues et des dizaines militants de la société civile, dans le but de commémorer le 34eme anniversaire de la Guerre du Liban (1973 - 1991).

Aux yeux des familles, il demeure indispensable d’adopter une loi qui exige la recherche des quelques 17 mille personnes portées disparues pendant la guerre.

La présidente de la Commission des familles des enlevés et des disparus [de la Guerre du Liban], Widad Halawani, a appelé de ne voter pour aucun candidat sauf en cas d’engagement par écrit en faveur de la loi précitée.

L’activiste qui s’adressait aux députés, aux candidats et aux électeurs a fait savoir que "tous les blocs parlementaires avaient voté sur le projet de loi visant à créer un organisme national indépendant chargé de révéler le sort des disparus". Elle n’a, toutefois, pas précisé la date à laquelle ont voté les députés issus des blocs précités.

Halawani a, d’autre part, confié à Anadolu que les familles des personnes protées disparues ne voteront que pour les listes qui adopteront dans leurs programmes électoraux la question des disparus et ce d’une manière explicite.

L’activiste a, par ailleurs, critiqué le silence du gouvernement libanais qui perdure depuis 28 ans sur le sort des 17 mille personnes portées disparues.

Lors de la manifestation, deux parlementaires ainsi que 7 candidats des Législatives ont signé un engagement écrit qui prévoit d’adopter un projet de loi visant à rechercher et découvrir les personnes ayant disparu pendant la Guerre civile libanaise.

Pour sa part, le député libanais, Ghassan Moukheiber, a confirmé s’être engagé en faveur de cette loi qui requiert l’approbation d’un bloc parlementaire.

Moukheiber qui occupe, également, le poste de président du bloc "Droits de l’Homme" a affirmé que sa participation à la manifestation ne s’inscrit pas dans le cadre de sa compagnie électorale. Il a, en effet, fait savoir qu’il luttait en faveur des opprimés.

YORUMLARI GÖR ( 0 )
Okuyucu Yorumları 0 yorum
Diğer Haberler