L'ONU ouvre une enquête sur l'utilisation du gaz de chlore en Syrie

L'ONU ouvre une enquête sur l'utilisation du gaz de chlore en Syrie

AA / Genève / Fetih Aral

La Commission d'enquête indépendante de l'ONU sur la Syrie a annoncé, mardi, qu'elle avait ouvert une enquête au sujet de "rapports faisant état de l'utilisation du gaz de chlore" dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest de la Syrie, ainsi que dans la région de la Ghouta orientale, aux environs de la capitale, Damas.

C'est ce qui ressort du communiqué du Président de la commission, Paulo Sergio Pinheiro, dans lequel il a exprimé sa profonde préoccupation face à l'escalade des affrontements à Idlib et dans la Ghouta orientale.

Pinheiro a rappelé que les affrontements, qui se sont intensifiés à Idlib depuis le début de cette année, ont mené au déplacement de 250 000 civils.

Le Président de la commission onusienne a affirmé, que les parties en conflit ne respectaient pas leurs obligations en terme de droit international humanitaire.

"La Commission d'enquête indépendante de l'ONU est très préoccupée par différents rapports faisant état de l'utilisation de bombes contenant du gaz de chlore, dans la commune de Saraqeb, à Idlib et dans la localité de Douma, dans la ghouta orientale (...) La Commission a commencé à enquêter sur ces allégations", a t-il souligné.

Le Régime syrien avait lancé, avant-hier, une attaque au gaz de chlore contre la commune de Saraqib, qui est sous le contrôle de l'opposition à Idlib. L'attaque a fait 7 blessés des suites d'asphyxie due au gaz.

La province d'Idlib, avec la campagne du nord de Hama et la campagne de l'ouest d'Alep, figurent au nombre des "zones de"désescalade" établies l'an dernier lors des négociations de la capitale kazakhe, Astana, avec des assurances de la Russie, de l'Iran et de la Turquie.

Paulo Sergio Pinheiro a abordé, dans un contexte afférent, la crise humanitaire dans la Ghouta orientale, notant que les habitants de la zone assiégée sont privés de nourriture et privés d'aide humanitaire.

Le bilan des victimes des bombardements du Régime syrien sur les villes et villages assiégés de la Ghouta orientale de Damas, a atteint, mardi, 51 civils tués, selon le correspondant d'Anadolu, citant des sources de la Protection civile (Casques blancs).

La Ghouta orientale fait partie des zones de désescalade convenues lors des pourparlers d'Astana en 2017. Dernier bastion de l'opposition dans les environs de la capitale, elle est assiégée par les forces du régime depuis 2012.

Elle vit également, depuis des mois, sous les bombardements aériens et terrestres continus des forces du Régime.

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