Niger - Loi de finances : Deux centrales syndicales rejoignent la société civile

Elles appellent leurs militants à prendre part aux «Journées d’actions citoyennes» contre la loi de finances.

AA / Niamey / Kané Illa

L’Union syndicale et progressiste des travailleurs (USPT) et l’Union démocratique des travailleurs du Niger (UDTN) ont appelé, dimanche, leurs militants à prendre part aux différentes manifestations de la société civile opposée aux «mesures antisociales» contenues dans la loi de finances 2018.

«Nous sommes ici parce que la loi de finances est contraire aux intérêts des travailleurs. C’est pourquoi nous encourageons tous les travailleurs à se mobiliser pour combattre cette loi en participant aux manifestations de la société civile», a indiqué Chaïbou Tankari, secrétaire général de l’USPT, dans une intervention organisée par la société civile devant l’Assemblée nationale.

«L’Union démocratique des travailleurs du Niger, fidèle à ses habitudes et à ses principes apporte, par ma voix, son soutien sans faille à la société civile pour obtenir l’abrogation de la loi de finances scélérate», a déclaré, par la même occasion, Souley Abdou, secrétaire général de l’UDTN.

A l’appel d’un collectif d’organisations de la société civile, des milliers de personnes ont, de nouveau, manifesté dimanche à Niamey, dans le cadre des «Journées d’actions citoyennes», qui consiste à organiser des manifestations toutes les deux semaines pour exiger l’abrogation des «mesures antisociales» de la loi de finances.

Partis de la «Place Toumo » située à la périphérie de la ville, les manifestants ont rallié la «Place de la concertation» située devant l’Assemblée nationale, après avoir parcouru plusieurs kilomètres.

Tout au long du parcours, ils ont scandé des slogans et brandi des pancartes pour dénoncer «la mauvaise gouvernance du pouvoir » et la «scélérate et antisociale loi de finances 2018».

Depuis l’adoption, en novembre dernier, de la nouvelle loi de finances, les principales organisations de la société civile et les partis politiques de l’opposition multiplient les manifestations et des actions de sensibilisation pour amener la population à se mobiliser contre cette loi de finances.

Le dimanche 4 février, trois partis réunis au sein du «Front de l’opposition indépendante (FOI)» ont organisé un sit-in à la «Place Toumo» de Niamey, sous le slogan «Débout Niger».

Pendant toute la journée et jusque tard dans la nuit, des centaines de personnes ont décrié la loi de finances et dénoncé la présence des bases militaires étrangères au Niger.

Dans les environs de 23h (22h GMT), la police s’est rendue sur les lieux et a arrêté dix manifestants qui ont été conduits dans les locaux de la Police judiciaire.

Accusés du délit de «tapage nocturne», sept d’entre eux sont depuis vendredi placés sous mandat de dépôt à la prison civile de Niamey.

Malgré la multitude des manifestations, le gouvernement n’a toujours pas engagé des discussions avec les organisations de la société civile et les partis de l’opposition qui rejettent la loi de finances.

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