Nord-est de la RDC : 3 morts dans de nouveaux affrontements interethniques

La plupart des personnes tuées, depuis le déclenchement des affrontements, étaient des membres de la communauté Hema

AA / Bunia / Pascal Mulegwa

Trois personnes ont été tuées, mercredi, dans de nouveaux affrontements interethniques à Djugu dans le Nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), a appris Anadolu de sources coutumières.

Dans la nuit du Mardi à mercredi, des assaillants Lendu "nus, coiffés des bandeaux rouges" ont attaqué la localité de Songa tuant trois personnes, a déclaré à Anadolu Christophe Rugema, chef adjoint de la chefferie des Bahema Nord dans le territoire de Djugu en Ituri, province frontalière avec l’Ouganda.

Un responsable de la croix–Rouge locale contacté par Anadolu a confirmé cette attaque évoquant également "4 blessés soignés" par sa structure.

Dans ce territoire, la situation sécuritaire est calme mais volatile, selon le porte-parole local de l’armée, le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi, joint par Anadolu.

Mardi matin, un militaire a été tué et un assaillant capturé dans une attaque des Lendu à Gina sur les rives du Lac Albert, a-t-il indiqué.

"Le même jour nous avons dispersé des assaillants Lendu qui voulaient incendier les maisons de Hema à Gina", a ajouté le porte-parole militaire.

Le weekend dernier, les affrontements interethniques dans ce territoire ont fait plus de 30 morts, 12 blessés, plus de 600 maisons incendiées et des milliers de personnes déplacées, selon l’Eglise catholique locale.

La plupart des personnes tuées étaient des membres de la communauté Hema, d’après des informations recueillies par Anadolu.

Les affrontements entre les communautés Lendu (Agriculteurs) et Hema (éleveurs) qui avaient, chacune, une branche armée ou des milices entre 2002 et 2003 pour le contrôle de cette région, avaient fait 60.000 morts dans cette province riche en Or, selon les ONG.

L’intervention militaire Artémis de soldats de l’Union européenne (UE) dont la plupart étaient des français a mis fin à ce conflit sanglant en 2003, marquant ainsi la fin de la deuxième guerre du Congo (1998-2003).

Certains chefs de guerre impliqués dans ces conflits ont alors été jugés et condamnés par la Cour pénale internationale (CPI) Basée à La Haye. A ce jour, la région reste en proie à une insécurité due à l’activisme de quelques groupes armés locaux comme la plupart des provinces de l'Est de la RDC depuis plus de 20 ans.

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