PM britannique : Les frappes ne visent pas le changement du Régime d’al-Assad (Lead)

C’est, plutôt, pour s’assurer que les armes chimiques ne seront plus utilisées en Syrie, a expliqué Theresa May.

AA/ Londres

La Première ministre britannique, Theresa May, a déclaré, samedi, que "le but des frappes militaires occidentales auxquelles a participé le Royaume-Uni en Syrie n’était pas de changer le Régime syrien ou de s’enrôler dans une guerre civile".

May s’exprimait lors d’une conférence de presse animée, samedi matin, après que le ministère britannique de la Défense a annoncé le succès des frappes menées contre les positions du Régime syrien et le retour des forces britanniques, en toute sécurité, au Royaume-Uni.

Washington, Paris et Londres ont ordonné, samedi à l’aube, une frappe militaire tripartite contre des positions syriennes en riposte à l’attaque aux armes chimiques perpétrée, samedi dernier, contre la ville de Douma ayant fait 78 morts et des centaines de blessés, d'après les Casques blancs.

Selon May, "les frappes visaient à dissuader le Régime d’al-Assad et à s’assurer que les armes chimiques ne seront plus utilisées en Syrie".

"Le Régime syrien fait recours aux armes chimiques d’une manière régulière. Nous devons l’arrêter", a souligné la Première ministre britannique.

Et May d’ajouter "l’opération militaire tripartite en Syrie représente un message explicite affirmant que la communauté internationale ne tolère pas l’usage d’armes chimiques. Le message a été mis en œuvre après avoir élaboré une évaluation complète et appropriée afin de minimiser l'impact sur les civils".

La Cheffe du gouvernement britannique a, également, fait savoir que les rapports de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) confirment que "le Régime d’al-Assad n’avait pas détruit la totalité de son arsenal chimique ; une destruction à laquelle s’était engagée la Russie".

Quant à la participation britannique aux frappes militaires, May a confirmé qu’il s’agissait d’une participation "légale et juste".

Elle a, d’autre part, souligné que le Régime d’al-Assad ne doit pas mettre en doute la détermination du Royaume-Uni et de ses alliés dans le cas d’une nouvelle attaque aux armes chimiques.

May avait pris la décision de participer aux frappes militaires en Syrie sans en faire référence au Parlement et ce en se basant sur le fait qu’il s’agissait de "frappes aériennes ciblant un nombre limité et spécifique [de cibles] en Syrie".

La politicienne a, par ailleurs, signalé que les Russes n’avaient pas été informés d’avance des frappes aériennes contre des positions militaires syriennes.

"Cette chose n’implique pas le Royaume-Uni ", a-t-elle conclu.

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