RDC : Kabila confiant dans l’avenir de sa coalition

"Nous allons tout faire, pour que nous restions majorité présidentielle", a déclaré Kabila.

AA / Kinshasa / Pascal Mulegwa

Le président Joseph Kabila a réuni lundi dans la capitale Kinshasa plus de 200 députés de sa coalition qui, selon lui, ne peut être battue par l’opposition lors de prochaines échéances électorales, ont rapporté les élus.

"Aucune formation politique ne peut battre la Majorité présidentielle (MP) au vu de sa bonne organisation", a déclaré Joseph Kabila, selon des propos rapportés aux médias locaux par un élu qui a pris part à cette rencontre tenue à la cité de l’Union Africaine (UA).

Ces propos sont tombés comme une "exhortation", s’est résumé le porte-parole de la MP, Alain Atundu confirmant à Anadolu les propos de Kabila.

"Suivant les directives de l’autorité morale" (Kabila), "nous allons tout faire, pour que nous restions majorité présidentielle", a ajouté Atundu.

Au pouvoir depuis 2001, Kabila dont le dernier mandat a pris fin depuis décembre 2016 est resté au pouvoir grâce, notamment, à une interprétation controversée de la Constitution qui lui permet de rester en fonction jusqu’à l’élection de son successeur.

Cette élection a, plusieurs fois, été reportée dans ce pays en pleine crise politique. Le processus électoral comprenant le triple scrutin (présidentiel, législatif et provincial) le 23 décembre 2018 "est sur le rail (…) Il ne faut pas avoir peur", a lancé Kabila, d’après le député Patrick Muyaya, rendant compte de la réunion.

"Nous allons financer l’entièreté des élections nous-mêmes, comme tous les pays autour de nous. Nous en avons les moyens", s’est montré rassurant le chef d’Etat en bras de fer avec la communauté internationale qui a rejeté l’usage des "machines à voter" proposées par la commission électorale congolaise pour les scrutins.

Il s’est, en outre, montré préoccupé par la situation sécuritaire dans plusieurs régions du pays. Dans la région du Kasaï (centre), qui a été ravagée par des violences ayant fait pas moins de 5 000 morts dont deux experts de l’ONU, entre automne 2016 et mi 2017, Kabila a regretté de "n’y avoir pas déployé les forces armées à temps".

Il a présenté les provinces du Nord-Kivu, Maniema, Ituri et Sud-Kivu dans la façade orientale du pays comme les "quatre points chauds".

Dans ces provinces, une centaine de groupes armés, miliciens et soldats ou communautés s’affrontent depuis plusieurs décennies.

"Seul l’Etat peut garantir la sécurité à tout le monde. Il n’appartient pas aux tribus de vouloir s’organiser en milices", a mis en garde Kabila, comparant un "intellectuel qui ment" à un "médecin qui injecte du poison à un patient".

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