Réforme constitutionnelle au Burundi: Bujumbura condamne les propos de Guterres

Le secrétaire général de l'ONU avait estimé que la révision de la constitution va "exacerber les tensions politiques au Burundi".

AA/Bujumbura/Jean Bosco

Le gouvernement burundais a condamné, vendredi, les récentes déclarations du Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, qui avait estimé que la révision de la constitution va "exacerber les tensions politiques au Burundi".

"Le Burundi condamne ces propos et regrette que le Secrétaire général de l’ONU puisse se mêler des affaires relevant de la souveraineté d’un état", a déclaré le premier vice-président burundais, Gaston Sindimwo.

Guterres a estimé dans un rapport présenté mardi au Conseil de sécurité, que "la situation politique demeure tendue au Burundi" , notant que "le Gouvernement continue d’essayer d’obtenir une révision de la Constitution, ce qui exacerbe les tensions avec l’opposition".

Bujumbura a, en outre, appelé la population à une marche-manifestation, demain samedi, pour dénoncer ce rapport.

Le projet de réforme constitutionnelle, contesté par l'opposition, et qui sera soumis au vote en mai prochain, prévoit, entre autres révisions, une prolongation de la durée du mandat présidentiel qui passera de 5 à 7 ans.

L’actuelle constitution, émanation de l’Accord d’Arusha pour la paix et la réconciliation ( août 2000), limite à deux le nombre de mandats présidentiels consécutifs et à 5 ans leur durée. de 5 ans.

Depuis fin avril 2015, le Burundi est secoué par une grave crise politique et sécuritaire, née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat présidentiel jugé illégal par l’opposition et la société civile.

Les violences générées par cette crise ont déjà fait plus d'un millier de morts et poussé plus de 420.000 personnes à fuir le pays, selon un rapport de l’agence de l’ONU pour les réfugiés (UNHCR) publié le 31 décembre 2017.

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