Renforts de l’armée israélienne à la frontière avec la Syrie et le Liban

Les renforts incluent des forces terrestres et aériennes, affirme un journal israélien

AA/ Jérusalem/Abdel Ra'uof Arnaout

L’armée israélienne a renforcé le déploiement de ses forces à la frontière avec le Liban et la Syrie par crainte de riposte au raid israélien mené, le 9 avril, contre une base militaire en Syrie, ayant fait des morts parmi des soldats iraniens, a rapporté, mardi, la radio israélienne.

La Syrie ainsi que ses deux alliés, la Russie et l’Iran, accusent Israël d’avoir mené, le 9 avril, un raid contre l’aéroport T-4 érigé à proximité de la province de Homs, lequel avait provoqué la mort de 7 soldats iraniens.

Bien qu’une source militaire israélienne ait admis, lundi, au quotidien américain "The New York Times" qu’Israël était derrière l’attaque, ce dernier a gardé le silence et n’a émis aucun commentaire officiel au sujet du raid.

Selon le journal, la source militaire israélienne a précisé que l'attaque contre l'aéroport était "la première attaque contre des cibles iraniennes, ciblant à la fois des installations et des individus".

Le quotidien israélien "Yediot Aharonot" a, de son côté, rapporté que les renforts incluaient les forces terrestres et aériennes.

Aux yeux des services de renseignement israéliens, "l’attaque qu’avait menée Washington contre les installations d’armes chimiques syriennes n’a pas atteint la totalité de ses objectifs et ne dissuadera pas le président syrien Bachar al-Assad", ajoute le journal.

"Si le président Donald Trump avait ordonné la frappe uniquement dans le but de montrer que les Etats-Unis avaient riposté à l’utilisation d’armes chimiques, cet objectif a été atteint", a rapporté "Yediot Aharonot" citant un haut responsable de l’armée israélienne.

Aux yeux du responsable israélien, dont l’identité n’a pas été divulguée, "tout autre objectif tel qu’empêcher toute utilisation future d’armes chimiques par le Régime d’al-Assad, n’a pas été atteint".

Évoquant la déclaration du Président américain qui affirme que les frappes occidentales contre le Régime syrien avaient porté un coup mortel au programme chimique syrien, le responsable a indiqué "qu’il s’agit de déclaration sans fondement".

Washington, Paris et Londres avaient annoncé, samedi dernier, l’exécution d’une frappe militaire tripartite contre des cibles relevant du Régime syrien.

L’attaque tripartite avait été menée en réponse à l’attaque chimique lancée par le Régime syrien sur Douma, samedi dernier, ayant fait au moins 78 morts et des centaines de morts, selon les Casques blancs.

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