Syrie : Macron veut une "solution politique inclusive"

Le président français a salué, lors d'une interview télévisée diffusée dimanche en direct, le fait que la Turquie ait «condamné les frappes chimiques et soutenu l’action que nous avons menée»

AA / France / e

Le président français Emmanuel Macron a expliqué au cours d’une interview diffusée dimanche soir que sa volonté est «de construire (...) une solution politique inclusive» en Syrie.

Lors de son entretien diffusé en direct sur Mediapart et la chaîne d’information en continu BFMTV, il est revenu sur le bilan des frappes menées par la France, le Royaume-Uni et les Etats-Unis en Syrie samedi à l’aube.

«Il nous faut parler avec l’Iran, la Turquie et la Russie», a déclaré Macron, pour mettre en place une «solution durable», face la situation syrienne.

«Il y a dix jours, le président Trump disait que les États-Unis d’Amérique ont vocation à se désengager de la Syrie, mais nous les avons convaincus qu’il fallait rester dans la durée», s’est félicité, d’emblée, Emmanuel Macron.

Il a souligné, par ailleurs, que « la lutte contre Daech » demeure l’objectif principal de Paris.

Il a également confirmé que les frappes menées samedi à l’aube par l’alliance tripartite, ont visé «les capacités chimiques du régime syrien» et détruits des sites clandestins de fabrication d’armes chimiques du régime syrien, sans faire de victimes.

Emmanuel Macron a toutefois tenu à préciser que «ces frappes ne sont pas une déclaration de guerre» et qu’il souhaite une solution «inclusive» pour mettre un terme au conflit syrien qui a déjà fait plus de 500000 morts depuis 2011, selon l’ONU.

Pour ce faire, il a mis l’accent sur la nécessité de «parler avec tout le monde».

A ce sujet il a salué le fait que la Turquie ait «condamné les frappes chimiques et soutenu l’action que nous avons menée».

Au cours de cet entretien inédit, où il a pu faire le bilan de sa première année de mandat, le chef de l’Etat a soutenu ses réformes qui continuent de faire l’objet de vives contestations dans le pays avec notamment la multiplication des grèves à la SNCF.

Ces grèves sont, en effet, organisées pour protester contre la réforme du statut des cheminots.

D'autres grèves sont également récurrentes dans le milieu médical pour protester contre le manque de moyens alloués aux établissements hospitaliers.

Emmanuel Macron a également été interrogé sur la question de la radicalisation.

Il a reconnu que «nous avons aussi échoué dans le travail de la République dans les quartiers difficiles».

Il a ajouté qu'«il faut permettre dans ces quartiers que la discrimination soit combattue et abattue, c'est la priorité», mettant en relief sa volonté de mettre l’éducation et l’école au cœur de sa politique de lutte contre la radicalisation.

Le président français a promis en fin d’interview de renouveler cette initiative l’année prochaine, saluant un exercice « démocratique ».

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