Tchad : le secteur privé en grève de deux jours, renouvelables

Les syndicats des transporteurs ont donné 24 heures au gouvernement pour revoir sa mesure d’austérité, sinon, ils demanderont aux sociétés de transport interurbain de cesser de travailler à partir de mardi 6 février 2018

AA / N’djamena / Mahamat Ramadane

Après la grève générale lancée par les travailleurs du secteur public, le secteur privé tchadien, à son tour, est entré en grève générale de deux jours, à compter de lundi, à l’appel des syndicats.

Le but de cette grève est de protester contre les mesures d’austérité du gouvernement, notamment l’augmentation de 10 à 30% du taux d'impôt sur le revenu des personnes physiques.

«Les syndicats des travailleurs ont constaté avec désarroi l’application de l’article 1er de la loi de finances 2018 relatif au relèvement du taux de l’impôt sur le revenu des personnes physiques allant de 10 à 30%», a indiqué à la presse, lundi, Brahim Ben Seid, le Secrétaire général de la confédération libre des travailleurs du Tchad (CLTT).

Face à cette situation, a-t-il dit, la CLTT appelle tous les militants des sociétés privées formelles et institutions paraétatiques sur toute l’étendue du territoire tchadien, à observer une grève générale de deux jours, renouvelables, à compter de lundi 5 février 2018.

«Par ailleurs, la CLTT attire l’attention du gouvernement sur les menaces proférées à l’égard des travailleurs, qui ne font que revendiquer leurs droits sociaux», a-t-il ajouté.

Dans la capitale, les secteurs bancaires et de téléphonie mobile semblent être les plus touchés par la grève des agents du secteur privé, a constaté le correspondant d’Anadolu sur place.

Toutes les agences des banques de la capitale ont fermé leurs portes, laissant ainsi les clients dans l’inquiétude et la panique générale.

Dans le troisième arrondissement de N’djamena, par exemple, les gens font la queue devant les guichets automatiques de billets (GAB) des différentes banques pour se faire servir.

Mais après quelques heures seulement, la réserve de billets dans les GAB est épuisée.

Les réseaux téléphoniques de la capitale, N’djamena, sont saturés. Pour joindre un correspondant, les utilisateurs doivent essayer et réessayer d’appeler plusieurs fois, afin de trouver la ligne et les communications téléphoniques coupent au bout d’une dizaine de minutes.

Les agents des fournisseurs de services de téléphonie mobile ont suivi l’ordre de la grève, lancée par les syndicats, laissant les utilisateurs à leur sort, a remarqué le correspondant d’Anadolu sur place.

Les syndicats des transporteurs, quant à eux, dans un communiqué de presse publié lundi, ont donné 24 heures au gouvernement pour revoir sa mesure d’austérité.

Sinon, disent-ils, ils seront dans l’obligation de demander aux sociétés de transport interurbain de cesser de travailler à partir de mardi 6 février 2018.

YORUMLARI GÖR ( 0 )
Okuyucu Yorumları 0 yorum
Diğer Haberler