Togo: L'opposition "attachée" aux manifestations de rue

Se disant favorable au dialogue inter togolais annoncé par la médiation pour le 15 février prochain, l'opposition ne compte pas pour autant abandonner la mobilisation de rue, rel que suggéré par la médiation.

AA/ Lomé/ Alphonse Logo

Se disant favorable au dialogue inter togolais annoncé par la médiation pour le 15 février prochain, l’opposition togolaise a déclaré samedi qu'elle demeure "attachée" aux manifestations de rue.

Des milliers de Togolais ont d'ailleurs manifesté samedi dans les rues de la capitale Lomé à l'appel de la Colaition des 14 partis de l'opposition, a constaté le correspondant d'Anadolu.

"La date du 15 février est choisie de commun accord, donc il n’est pas question que nous ne soyons pas au rendez vous, mais nous disons d’abord qu’il ya des zones d’ombre dans le communiqué des médiateurs où nous essayons de voir clair", a déclaré à Anadolu Antoine Folly, délégué National du parti UDS- Togo relevant de la coalition des 14 partis de l’opposition.

Entre autres réserves retenues par l'opposition, Folly cite le cas des villes intérieures du pays, où il est "quasi impossible de manifester" et qui ne sont nullement évoqué par le communiqué de la médiation.

Interrogé par Anadolu, Jean Pierre Fabre, chef de file de l’opposition togolaise a réitéré l'attachement de celle-ci aux préalables d'apaisement pour s'engager dans les pourparlers avec les autorités.

"Etant donnée qu’il a été convenu de discuter prioritairement de l’élargissement des détenus de commun accord, la poursuite des pourparlers se décidera dès le premier jour à la la lumière de l’attitude du gouvernement", a-t-il souligné.

La médiation assurée par les chefs d'Etat ghanéen, Nana Akufo-Addo et guinéen, Alpha Condé a annoncé vendredi que le dialogue inter-togolais, démarrera le 15 février.

Cette date a été fixée de commun accord par toutes les parties à l'issue de rencontres avec le ministre ghanéen de la Sécurité nationale, Albert kan-Dapaach et le ministre d’Etat guinéen,Tibou Kamara, qui ont effectué du 31 janvier au 1er février 2018 une mission de travail à Lomé.

L'opposition togolaise a engagé dès le 19 août dernier, une série de manifestations en contestation du projet de réforme constitutionnelle voulu par les autorités.

L'opposition revendique, notamment, le rétablissement de la constitution de 1992, le vote de la diaspora et la limitation du mandat présidentiel à deux mandats de 5 ans.

Arrivé au pouvoir en 2005 après la mort de son père (38 ans de pouvoir), l’actuel président togolais Faure Gnassingbé est accusé par l'opposition de vouloir briguer un voire deux nouveaux mandats au terme de celui-ci en 2020.

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