Violences au Mali : Près 3 000 personnes fuient le centre pour le Burkina Faso (HCR)

Violences au Mali : Près 3 000 personnes fuient le centre pour le Burkina Faso (HCR)

AA / Pascal Mulegwa

L’agence de l'ONU pour les réfugiés (HCR) s'est déclarée "préoccupée" mardi, dans un communiqué, par la nouvelle flambée de violences intercommunautaires ayant contraint près de 3 000 personnes dans le Centre du Mali à se réfugier au Burkina Faso voisin entre février et début Avril.

"Lors des affrontements entre les communautés Dogon et Peul, des dizaines de personnes ont été tuées depuis février et des maisons et autres biens détruits, notamment dans la zone de Koro, dans la région de Mopti", a déclaré lors d'un point de presse au Palais des Nations à Genève, William Spindler, un porte-parole du HCR.

Les 3000 personnes réfugiées au Burkina Faso comprennent 2.000 Maliens ainsi que 1.000 Burkinabés qui résidaient au Mali depuis de nombreuses années, a indiqué Spindler.

Ces derniers se sont ajoutés aux quelques 24.000 Maliens qui ont trouvé refuge au Burkina Faso depuis le début du conflit au Mali en 2012.

Par peur des enlèvements et des meurtres pendant leur exil, ces réfugiés "arrivaient à pied ou dans des véhicules légers dans des points de passage frontalier non officiels", a ajouté le porte-parole redoutant davantage de déplacements et une augmentation des besoins humanitaires.

- Manque de nourriture

Lors du même point de presse, le HCR a fait état d’une insécurité alimentaire "élevée" en raison d’un manque de pluie affectant pratiquement les cultures.

"Les établissements de santé sont débordés. Accueillis par des amis ou des parents, les nouveaux arrivants séjournent dans des zones difficiles d’accès", a déclaré William Splindler.

Il a exhorté les nouveaux réfugiés à s’installer dans un camp "plus éloigné de la frontière, où ils pourraient être enregistrés, avoir accès aux services sociaux de base et être mieux protégés".

Certains de ces nouveaux arrivant se sont réfugiés dans le Nord du Burkina Faso confronté à une montée de l’insécurité avec notamment "des actes récurrents de banditisme et de violence dans les zones accueillant les réfugiés maliens", a-t-il noté.

L’insécurité dans cette région a déjà entraîné des déplacements internes de populations.

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